ZAMA, la chaîne visuelle d'une licorne française
ZAMA construit la couche de confidentialité des blockchains publiques : sa technologie calcule sur des données chiffrées sans jamais les déchiffrer. Entreprise française, devenue licorne, briques en open source.
Le studio interne où je travaille doit rendre désirable une cryptographie que presque personne ne sait expliquer.
Mon rôle
Nous sommes deux designers au studio interne. Sur les pièces montrées ici, je suis seul du concept à la livraison.
À mon arrivée, j'appliquais une charte existante. La marque est allée depuis vers un minimalisme premium et j'ai pris part à ce virage, recherches, moodboards et propositions, aux côtés du studio extérieur chargé du rebranding. La direction de marque et l'arbitrage final ne viennent pas de moi.
- Statut
- Alternance, studio interne
- Entreprise
- ZAMA
- Depuis
- 2025
- Ouvert à
- CDI ou nouvelle alternance
- Rôle
- Chef de projet motion design, en alternance
- Compétences
- Direction artistique · Système de marque · Print et édition
- Outils
- Figma · Illustrator · Spline · Blender · After Effects
- Périmètre
- Une partie du travail est sous confidentialité, cette page ne montre que le publiable
Un set d'icônes en verre, pour l'application et le site
Le produit devait illustrer ses fonctions : chiffrer un jeton, l'envoyer, en tirer un rendement, revenir à un jeton standard. Plutôt que des pictogrammes, j'ai proposé une famille d'objets en verre optique. Piste retenue, mise en production.
La recette est écrite avant d'être appliquée : verre traversant, caustiques larges, ambre et cobalt à parts égales. Deux états par objet, sombre à gauche, clair à droite.
Reste le seul test qui compte, la mise en place : à taille réelle, sur le gris de l'interface, on voit si la matière tient une fois réduite.
Cent objets pour cent contributeurs · le projet qui se resserre
Remercier les cent personnes les plus impliquées autour de ZAMA, dont beaucoup d'externes. Un objet numéroté, cent exemplaires. Rien d'autre n'était fixé.
Trois formes en quelques mois, la production fermant une porte à chaque étape. Ce qui n'a jamais bougé, c'est l'idée : un objet numéroté 001 | 100 qui raconte la technologie.
Le trophée. Croquis à la main, puis modélisation sous Blender : le monogramme gravé au centre d'un circuit imprimé, la numérotation sur la tranche.
Le livre. Le métal et le fondeur demandaient un délai que le calendrier ne permettait pas. Le contenu a pris le relais de la matière : l'histoire du chiffrement homomorphe, une année par chapitre.
La lettre chiffrée, retenue. Cent livres restaient lourds à expédier. L'objet s'est resserré sur ce qu'il était depuis le début, un message adressé à une personne : une carte sous coffret, dont la ligne qui compte est caviardée.
Une direction photo que toute l'équipe peut réutiliser
ZAMA avait besoin d'images photographiques, et rien n'existait à la charte. Elles sont produites au génératif, à partir d'un kit de prompts que j'ai écrit et versionné. Le travail de direction artistique est dans le kit, pas dans l'image.
Le kit est fait de blocs emboîtables : un style fixe, une liste d'interdits, des scènes prêtes à l'emploi. N'importe qui dans l'équipe les combine et obtient une image reconnaissable, sans passer par moi. Plus de cent images validées à ce jour.
Les portraits règlent le poste le plus coûteux d'un studio interne : ni casting, ni tournage, ni cessions de droit à renouveler. Douze visages, tous âges et toutes origines, sous la même lumière.



Publications sociales · chercher la règle avant l'image
LinkedIn, X, une charte serrée. Le travail n'est pas d'inventer une image, c'est de trouver où se posent le logo, la date, l'accroche et le visuel. Une fois la règle trouvée, produire devient rapide.
Douze pistes à partir des mêmes éléments. L'arbitrage se fait en revue de studio, sur cette planche, plutôt qu'à l'instinct.
Puis on fixe la structure : deux placements pour une même bannière, des gabarits validés au faux texte.
Même logique pour les palmarès : une grille qui absorbe trois lauréats comme cinq, sur fond clair comme sur fond sombre.
Le dossier de présentation du même programme, dont j'ai posé la direction artistique. Les champs restent en clair, pour que n'importe qui les remplisse sans toucher à la mise en page.
Merch communauté · l'argument plutôt que le logo
Un t-shirt en édition très limitée. Le brief tenait dans un moodboard qu'on m'a remis : surveillance, 1984, l'œil, rouge et noir. À moi de trouver ce qu'on met dessus.
Le t-shirt de tournée, détourné. Au dos, la liste des hacks DeFi et de leurs montants, DEFI IS BLEEDING · WORLD TOUR. Devant, ALL EYES ONCHAIN. Le vêtement porte l'argument, pas le logo : sur une chaîne publique tout se voit, ZAMA chiffre.
Huit directions proposées, une retenue, six montrées ici, une par registre. Toutes au même gabarit, pour qu'on compare les pistes et non les échelles.






Et le visuel d'annonce, fabriqué en 3D plutôt qu'en photo : mur de moniteurs, lumière rouge, le vêtement en lévitation.
Les visuels de canal et d'en-tête · la marque au quotidien
Discord, X, LinkedIn, YouTube, Telegram, Reddit, Binance, CoinMarketCap. J'ai dessiné les onze en-têtes une par une, même volume, même lumière, même dégradé, pour qu'un profil renvoie à tous les autres sans qu'on lise le nom.
La chaîne de fabrication d'une icône
Volume, proportions et lumière sont fixés en 3D sous Blender. Le génératif n'intervient qu'en dernier, sur mon propre rendu, et seulement pour la matière. La même chaîne sert pour toute la série.
Amplitude de formats · campagne, live et événement
Le Developer Program, une campagne entière tenue sur un seul langage visuel. J'en ai produit le key visual et les déclinaisons, sous Spline.
SHIELDED, la série de lives du protocole, que j'habille en cartons-titres et fonds animés, avec sa déclinaison verticale pour les réseaux.
Et l'événementiel, à EthCC Cannes, qui demande d'autres réflexes : formats longs, beaucoup d'information à caser, une lecture qui tient de loin. La bannière animée du Builder Villa, et le programme de la semaine.


